Lucie, violée par un fasciste

Accion Antifascista - Pau / Bearn

Lucie est une militante antifasciste. Elle lutte par conviction, elle lutte par nécessité. En août 2013, Lucie a été violée par un opposant politique. Un fasciste. Un acte certes profondément choquant pour ses camarades, mais profondément douloureux et destructeur pour elle. Elle a choisit de continuer à se battre parce que son viol n’est pas un acte isolé. Elle a choisit de faire de son cas particulier une lutte générale contre le sexisme.

Cette lutte passe par la dénonciation de l’idéologie patriarcale qui règne encore actuellement dans l’État français. La peur des représailles, du jugement, la loi du silence implicite qui régit nos rapports sociaux, beaucoup de choses permettent aux violeurs de s’en tirer. La culture du viol qui sévit aujourd’hui dans nos sociétés contribue à leur permettre de violer, de violer à nouveau.

Ce viol, ainsi que tous les autres, est un crime profondément fasciste parce qu’il est un…

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Manif féministe pour tou-te-s (mixte) le 22 novembre à Toulouse

MANIF FÉMINISTE POUR TOU•TE•S
(MIXTE)
Mon corps, mon choix !

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SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014
À 14H- PLACE SAINT SERNIN
DEVANT LA BOURSE DU TRAVAIL

Le 25 novembre 1960, les soeurs Mirabal, communistes opposantes à la dictature de République Dominicaine, étaient assassinées par le pouvoir. Parce qu’elles étaient femmes et qu’elles avaient décidé de leur destin. Cette date est aujourd’hui la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
Cette année encore, la guerre contre les femmes n’a pas cessé. Cette guerre, elle nous a été déclarée il y a longtemps. Nous défilerons aux côtés de toutes les victimes du système hétéro-patriarcal.

Parce que nous refusons toutes les violences patriarcales qui se passent dans l’espace public, comme dans l’espace privé. Quoi que les gentEs en disent : le privé est politique !
150 000 viols ont lieu tous les ans. 10% des femmes en Europe ont vécu des violences sexuelles… Si certaiNEs n’aiment pas le terme, nous n’en restons pas moins des victimes de l’État sexiste, de tous les agresseurs, de la domination systémique et structurale qui s’infiltre jusque dans nos chairs.

Parce qu’on nous a appris à nous méfier de la nuit, à sortir accompagnéEs. Au contraire on veut pouvoir sortir à toute heure sans se faire emmerder ni par les dragueurs ni par les flics ou encore les caméras de surveillance. On en a marre de se faire « draguer » comme si c’était valorisant ! En mini-jupe, en slim, en baggy ou peu importe mes fringues, mon corps n’est qu’à moi !

Parce qu’on en a marre que les arguments féministes soient récupérés à des fins racistes et islamophobes ! Depuis les lois successives qui excluent de l’espace public et stigmatisent les femmes qui portent le voile, la burqua, le niqab ; l’islamophobie, le racisme et le sexisme sont omniprésents. Rasée ou non, voilée ou non, il n’y a pas de bonnes et de mauvaises femmes !

Parce que nous sommes les premièrEs à subir les effets du capitalisme, notamment en temps de crise. On est bloquées dans des emplois précaires, pénibles et sous-payés. En plus, on travaille gratuitement et dans l’ombre en gardant des enfants, en s’occupant des personnes âgées, etc.

Parce que nous dénonçons les lois d’exclusion qui rendent encore plus vulnérables aux violences masculines les femmes sans-papièrEs, en les isolant et en les forçant à vivre dans la clandestinité.

Parce que depuis la « Manif’ Pour Tous », les agressions lesbophobes, biphobes et transphobes se sont multipliées : nous ne voulons pas laisser défiler ces réac’ dans l’indifférence la plus totale !

Parce qu’en France, avorter est toujours un délit pénal et les dérogations pour pouvoir interrompre une grossesse sont parmi les plus restrictives au monde (délais très courts, accès restreint…). Et si la morale impose de vivre l’IVG dans la culpabilité, la honte et le secret, l’interruption de la grossesse devient conseillée quand l’enfant ne répond pas aux critères de « normalité » (sourdE, interxesuéE…). L’avortement ne doit pas être un outil de sélection médicale des individuEs mais une liberté pour les personnes de
maîtriser leurs corps et leurs vies !

Parce qu’on veut pouvoir avorter et/ou accoucher comme on le veut, quand on veut, avec qui on veut : ce n’est pas parce qu’on est hétéro qu’on doit avoir des enfants, ce n’est pas parce qu’on est lesbienne ou trans qu’on ne doit pas en avoir.

On veut avoir accès à la Procréation Médicalement Assistée et à la Gestation Pour Autrui librement et gratuitement. Pour toutEs celles et ceux qui ont la volonté d’avoir des enfants.

Parce qu’être parentE dans une société sexiste est une lutte quotidienne, on est solidaire des personnes qui ont fait le choix d’avoir des enfants.

Parce que les enfants intersexes sont systématiquement mutiléEs pour les faire rentrer dans la norme.
Les papiers d’Etat civil continuent de genrer les personnes en fonction de ce qu’elles ont entre les jambes à la naissance, selon un schéma binaire homme/femme d’après une lecture elle-même binaire des appareils génitaux (mâle/femelle). On assigne donc une identité de genre selon des critères anatomiques. C’est une erreur, l’identité de genre n’est pas liée au corps. Cette assignation mène à des mutilations forcées sur les personnes intersexes.

Parce que l’école continue d’éduquer différemment les filles et les garçons selon des normes hétérosexistes !

Parce que les travailleurEUSEs du sexe subissent toujours plus de répression policière et de violences machistes. Nous nous opposons à la mise en place de la loi de pénalisation des clients prétendant les protéger. Et à Toulouse, l’arrêté municipal anti-prostitution met davantage en danger les travailleurEUSEs du sexe en les éloignant des centres-villes, en renforçant la clandestinité de leurs activités et en les stigmatisant toujours plus.

Parce que touTEs celles et ceux qui ne correspondent pas aux critères de « normalité » et aux standards imposés en raison de leur apparence, de leur genre, de leur handicap, de leur race, de leur classe sont excluEs, déconsidéréEs et discriminéEs.

Pour Lucie, violée par un fasciste en punition et par défi. Violée parce qu’elle est une femme, pour la remettre « à sa place », parce qu’elle est antifasciste.
Pour Lucie et pour touTEs les autres, victimes de viols en tous genres, invisibiliséEs, isoléEs ou non.
Parce que le viol est une des manifestations les plus violentes du patriarcat. Parce que c’est un outil de domination parmi tant d’autres, clairs ou insidieux mais toujours violents.

Pour toutes les victimes de viols et de la violence hétéropatriarcale.

Féministes tant qu’il le faudra !
Ni invisibles, ni disponibles !

L’AG Féministe Toulousaine !